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19mai/120

Porc au Piment de Sainte-Béatrix et à l’érable

La cuisine des débutants : rôti de porc en cocotte : étape 2

Description : Porc au Piment de Sainte-Béatrix et à l'érable

Ingrédients :

Un rôti ou un filet de porc pour 4/6 personnes
Six à dix gousses d'ail
½ tasse de vin blanc
½ tasse de bouillon de poulet
½ tasse de crème
1 cuillerée à soupe de Piment de Sainte-Béatrix
1 cuillerée à soupe de flocons d'érable

Portions : 4/6 personnes

Préparation et service :

1. Préchauffez le four à 350 °F.
2. Salez et poivrez le rôti.
3. Faites-le revenir dans un mélange d'huile et de beurre pour le colorer sur toutes ses faces.
4. Mettez-le dans la rôtissoire avec les gousses d'ail.
5. Déglacez la poêle avec le vin blanc et ajoutez le liquide à la rôtissoire avec le bouillon de poulet.
6. Couvrez et faites cuire le rôti jusqu'à ce qu'un thermomètre à cuisson
inséré au centre du rôti indique 145 °F.
7. Retirez le rôti et couvrez-le avec du papier alu.
8. Retirez les gousses d'ail, passez le liquide et faites-le réduire dans une casserole.
9. Écrasez les gousses d'ail en purée.
10. Ajoutez au liquide réduit la purée, la crème, le piment, l'érable, ainsi que le jus
qui s'est dégagé du rôti.
11. Laissez réduire à feu doux quelques minutes jusqu'à l'obtention d'une belle sauce lisse.
12. Salez s'il y a lieu.
13. Tranchez le rôti et servez-le accompagné de la sauce.

Mychelle Tremblay, Productrice et auteure

19mai/120

Crevettes aux tomates de Ste-Béatrix

Crevettes et tomates au piment d’Espelette

Description : Crevettes aux tomates de Ste-Béatrix

Ingrédients :

  • 1 tasse de petites crevettes (déjà cuites et décortiquées)
  • 10 tomates cerise coupées en 2
  • 1/4 tasse d’olives noires tranchées
  • 1 c. à table d’huile d’olive
  • 1 gousse d’ail écrasée
  • Flocons de pîment de Ste-Béatrix où autres au goût

Portions : 2 portions

Préparation et service :

  • Mélanger les crevettes, les tomates, les olives, l’huile et l’ail, ajouter du piment au goût et servir.

Inutile de saler — les crevettes et les olives noires le sont déjà — et d’assaisonner — on veut bien goûter le piment de Sainte-Béatrix ou autres.

On ne fait pas plus simple, vraiment!

19mai/120

Tarte glacée au beurre d’arachide

 

 

 

 

 

 

Tarte glacée au beurre d'arachide

Description :

Ingrédients :

1-1/4 tasse de chapelure de biscuits

1/4 tasse de beurre, fondu

1 pot (250 g) de tartinade de fromage à la crème

1/3 tasse de beurre d’arachide velouté

1/2 tasse de sucre

1-3/4 tasse de garniture fouettée, dégelée (Kraft-CoolWip)

1/4 tasse de garniture saveur caramel écossais

1/4 tasse de pacanes grillées, grossièrement hachées

2 carrés de chocolat mi-sucré

Portions : 10 portions

Préparation et service :

MÉLANGER les miettes de biscuits et le beurre ; presser ce mélange au fond et sur les côtés d'un moule à tarte de 9 po.

Battre la tartinade de fromage à la crème, le beurre d'arachide et le sucre dans un grand bol au batteur électrique jusqu'à homogénéité.

Incorporer la garniture fouettée et bien mélanger.

ÉTALER la garniture au caramel sur la croûte ; recouvrir du mélange au fromage à la crème. Congeler la tarte pendant 4 heures.

GARNIR la tarte de pacanes avant de servir. Faire fondre le chocolat comme indiqué sur l'emballage et en arroser la tarte.

 

16mai/120

Salade d’asperges et de crevettes, mayonnaise au thé des bois

Salade d'asperges et de crevettes, mayonnaise au thé des bois

 

Pour 4 personnes

Ingrédients

8 asperges vertes

8 asperges blanches

4 radis émincés

2 oignons verts émincés

2 c. à soupe de graines de tournesol rôties

4 oeufs de caille

200 g de crevettes fraîches

1 jaune d'oeuf

1 c. à soupe de moutarde de Dijon

Jus de citron

Tabasco

250 ml d'huile de canola

1 c. à thé de feuilles de thé des bois broyées

Sel

Ciboulette et petites fleurs de pensée pour décorer (facultatif)

Préparation

Fouetter dans un bol le jaune d'oeuf avec la moutarde, un peu de sel, quelques gouttes de jus de citron et de tabasco.

Bien fouetter, puis ajouter l'huile en versant doucement et lentement.

Ajouter le thé des bois lorsque la mayonnaise est montée. Réserver au froid.

Pocher les oeufs de caille quelques minutes dans une eau frémissante. Réserver sur du papier absorbant.

Éplucher les asperges, puis en blanchir la moitié (4 vertes et 4 blanches) à l'eau bouillante salée. Refroidir à l'eau froide.

Couper toutes les asperges (crues et cuites) en biseau. Dans un bol, déposer les asperges, les radis et 1 c. à soupe de graines de tournesol, puis ajouter 1 c. à soupe de mayonnaise au thé des bois.

Mélanger dans un bol séparé les crevettes, les oignons verts émincés et 1 c. à soupe de mayonnaise au thé des bois.

Déposer le mélange d'asperges et le mélange de crevettes dans des assiettes. Décorer avec le reste des graines de tournesol, les fleurs et la ciboulette.

 

16mai/120

Amuse-gueule aux pommes de terre et au cheddar

Amuse-gueule aux pommes de terre et au cheddar

Poêlée de pommes de terre avec cheddar et bacon recette

Ingrédients

2 pommes de terre à cuire au four de taille moyenne
Beurre fondu
Sel et poivre
300 ml (1 1/4 tasse) de fromage cheddar râpé finement
6 tranches de bacon cuites et émiettées
45 ml (3 c. à soupe) d'échalotes hachées finement

Etapes

  1. Préchauffer le four à 190 °C (375 °F).
  2. Couper une fine tranche à chaque extrémité des pommes de terre. Détailler ensuite les pommes de terre en tranches de 5 mm (1/4 po) d'épaisseur. Les assécher avec du papier absorbant, puis les disposer en une seule couche sur une plaque à biscuits peu profonde, légèrement graissée.
  3. Badigeonner les pommes de terre de beurre fondu, saler et poivrer.
16mai/120

Poulet sauté Basque

Poulet sauté Basque

Image 105 450x345 Poulet Sauté Basquaise

Ingrédients;

1 poulet fermier d’1,5 kg
3 oignons
1 lot de 3 poivrons tricolores
4 tomates (500 g)
3 gousses d’ail
100 g de jambon cru coupé en dés
10 cl de vin blanc sec
1/4 de L de bouillon de volaille
1 bouquet garni
persil haché QS
sel, piment d’espelette, huile d’olive

Pour 4 personnes:

Couper le poulet en huit morceaux, réserver au frais.

Dans une cocotte, rissoler à l’huile d’olive la carcasse concassée avec une carotte et un oignon coupés en morceaux;

Dégraisser, déglacer avec 5 cl de vin blanc, réduire et mouiller à hauteur d’eau froide,

Ajouter un bouquet garni, une gousse d’ail écrasée, porter doucement à ébullition, écumer et cuire à petit bouillon pendant 1 heure.

Placer sous le gril du four les poivrons en les retournant jusqu’à coloration; laver et retirer le pédoncule des tomates, faire une croix sur le desssus et les plonger 1 minute dans une casserole d’eau bouillante, les retirer aussitôt et les réserver dans un récipient d’eau froide.

Emincer les oignons, écraser les gousses d’ail.

Peler, épépiner et couper en lanières les poivrons. Dans un sautoir, suer à l’huile d’olive les oignons avec le jambon de Bayonne, ajouter les poivrons,

Étuver doucement à couvert en remuant de temps à autre avec une spatule en bois pendant une quinzaine de minutes.

Dans un autre sautoir, faire colorer à l’huile d’olive les morceaux de poulet assaisonnés de sel et de piment d’espelette.

Peler, épépiner les tomates; ajouter les parures au bouillon de volaille.

Retourner les morceaux de poulet et cuire doucement à couvert pendant 15 minutes.

Concasser les tomates.

Replacer les morceaux de poulet avec un petit bouquet garni et mijoter le tout à couvert pendant 15 minutes, saupoudrer de persil haché au moment de servir.

 

16mai/120

Poulet Rotî à la Thaï Buccerias

poulet roti creme de citron thai 1 450x380 Poulet Rôti, Crème de Citron Thaï

Ingrédients

  • Pour 4 personnes:
  • 1 poulet de 1,5 kilo
  • 10 cl d’huile de combava
  • 1 tige de citronnelle
  • 20 gr de galanga
  • 1 càs de poivre de sichuan
  • 15 feuilles de combava
  • 25 cl de crème fraîche épaisse
  • 1 càs de sauce soja
  • 60 cl de bouillon de volaille
  • 1 petit oignon
  • 200 gr de riz thaï
  • 40 gr de beurre
  • sel & poivre du moulin, fleur de sel
  • Temps de préparation: 15 minutes
  • Temps de cuisson: 60 minutes

Mixer ensemble le poivre de sichuan, les feuilles de combava, le galanga, le bâton de citronnelle;

Lier ce mix à l’huile de combava.

Assaisonner l’intérieur du poulet de sel et poivre du moulin,

Le masquer de cette chapelure,

Ajouter une pincée de fleur de sel et une belle noix de beurre et rôtir le poulet à four chaud 200°C (l’arroser en cours de cuisson, le retourner toutes les vingt minutes).

Ciseler l’oignon, le suer dans une casserole à l’huile de combava,

Ajouter le riz, le rissoler, le mouiller avec 50 cl de bouillon de volaille avec trois feuilles de combava (ne pas saler, si vous utilisez un bouillon en cube);

Cuire 12 à 15 minutes à feu doux et à couvert, réserver au chaud.

Dégraisser le plat de cuisson, retirer la chapelure de citronnelle du poulet,

Déglacer avec la sauce soja, verser 10 cl de bouillon de volaille,

Réduire et passer ce jus dans une casserole; ajouter la crème et cuire jusqu’à la nappe.

L'auteur

http://www.mon-chef-a-moi.com/2012/03/19/poulet-roti-creme-de-citron-thai/

16mai/120

Saumon gravlax au piment de Sainte-Béatrix

 

 

 

 

Saumon gravlax au piment de Sainte-Béatrix

Saumon, sucre, sel, kirsch et aneth (ou autre herbe): mon gravlax est habituellement assez classique. Mais alors que j’expérimentais avec le piment de Sainte-Béatrix, j’ai eu l’idée de l’utiliser plutôt que des fines herbes pour donner du piquant à mon saumon mariné.

Dans cette recette, j’ai trouvé un grand avantage à la texture de flocons choisie par les producteurs du Sainte-Béatrix: contrairement à un piment réduit en poudre (la forme sous laquelle on achète couramment l’Espelette, qui remplace avantageusement le poivre pour mettre du piquant dans les recettes), les flocons se réhydratent dans les plats. Lorsqu’on a le bonheur d’en croquer un morceau, on a en bouche une saveur évoquant celle du piment bien mûr! C’est particulièrement notable lorsqu’il macère, comme c’est le cas dans une recette de gravlax.

À l’origine, j’avais prévu un spécial «double Béatrix», avec une mayonnaise maison pimentée elle aussi, et parfumée au sirop d’érable de Saint-Ambroise-de-Kildaire (une ville voisine de Sainte-Béatrix, où mon grand-père avait une cabane à sucre, appartenant maintenant à mes oncles et tantes)… mais je trouvais finalement trop triste de masquer le goût du saumon! Vraiment, c’est bon tel quel.

 

Ingrédients

  • 500 g de pavé de saumon frais (la partie la plus épaisse du filet), sans la peau
  • 20 g de sel
  • 30 g de sucre
  • 1/2 c. à table (environ) de piment de Sainte-Béatrix

Préparation

  • Rincez le saumon à l’eau fraîche, asséchez-le avec un essuie-tout et coupez-le en deux;
  • Mélangez ensemble le sel et le sucre et frottez les morceaux de saumon avec ce mélange, des deux côtés;
  • Parsemez une des faces de piment de Sainte-Béatrix et ramenez l’autre par-dessus;
  • Glissez les pièces dans un sac à sandwich de plastique (style Ziploc, hermétique), réfrigérez et laissez macérer pendant 48h, en retournant matin et soir
  • Pour servir, retirez les pièces du sac et égouttez l’excédent de liquide, puis avec un couteau à fileter, coupez le filet en biais, en tranches très minces, en évitant de déloger les flocons de piments, qui décorent joliment la tranche du poisson.

 

L'auteur de cet article est qui a écrit 1576 articles sur Banlieusardises.

16mai/120

Quand la cuisine inspire la langue …

Quand la cuisine inspire la langue ...

Quail eggs

Mettre du beurre dans les épinards», «marcher sur des œufs», «c’est du pain bénit»…

La langue française est truffée d’expressions culinaires. Comment la table a-t-elle réussi à pimenter la langue française, d’où viennent ces locutions ?

Dans ce dossier, pour changer des recettes de cuisine,

Saveurs vous offre le beurre, l’argent du beurre et l’origine des expressions culinaires. Prenez un besoin physiologique essentiel à la survie de l’homme : manger.

Mélangez-le pendant plusieurs siècles au seul moyen qu’il a de communiquer : la langue. Saupoudrez le tout de quelques grammes de coutumes, de particularismes locaux, de personnalités influentes… Vous obtiendrez alors une «belle brochette» d’expressions culinaires, que l’on emploie tous «à tire-larigot» (en grande quantité.

Littéralement : faire sortir le vin des bouteilles comme on faisait sortir le son de l’instrument. Vient de «tirer», qui signifiait autrefois sortir un liquide de son contenant, et de «larigot», qui désignait une petite flûte). Orlando de Rudder, auteur de «Aux petits oignons ! Cuisine et nourriture dans les expressions de la langue française» (Larousse), nous propose de redécouvrir la saveur des mots et leur influence sur notre langage.

«Ménager la carotte et le bâton» sans «faire chou blanc»

Parmi les ingrédients de base des expressions culinaires se trouvent les légumes. Coïncidence ?

L’expression «être dans les légumes» signifie avoir un poste important ! Mais s’ils occupent une place de choix, les primeurs ont souvent une connotation fataliste.

Quand «les carottes sont cuites», c’est que tout est perdu… Autrefois, la carotte était considérée comme un aliment pauvre, elle évoque donc un état sans espoir, où plus rien n’est possible. Il en va de même pour «la fin des haricots», employé quand il n’y a plus rien à espérer. Cette expression remonterait à la première guerre mondiale et aux poilus privés de nourriture lorsque leurs rares boîtes de haricots étaient vides. Les légumes sont aussi très présents dans le jargon policier.

Nous connaissons tous les bœufs-carottes, inspecteurs de police réputés pour cuisiner (interroger) leurs suspects dans leurs paniers à salade (véhicules), pour qu’ils se mettent à table (avouent)… Mais, même en maniant le plus habilement du monde « la carotte et le bâton » (alterner la violence et la douceur pour parvenir à ses fins, se faire obéir), il peut arriver aux enquêteurs de faire… « Chou blanc ». « Faire chou blanc » proviendrait d’un jeu de quilles très en vogue dans le Berry du XVIe siècle. Si aucune quille ne tombait, le joueur faisait un « coup blanc ». Et comme, en berrichon, le « c » se prononce « ch »

 

Impossible de «faire son beurre» en «tuant la poule aux œufs d’or»

Pour donner plus de goût à la langue française : ajoutez-y une noisette de beurre. Ayant supplanté l’huile dans la cuisine des gens aisés, le beurre est donc réservé à ceux qui font d’importants profits (faire son beurre), ou qui ont su améliorer leurs conditions de vie en gagnant plus d'argent (mettre du beurre dans les épinards).

Bref, il reste l’apanage des riches ou de ceux qui ont réussi à ne pas « tuer la poule aux œufs d’or »… Mais, quels sont ces «œufs d’or» ? S’agit-il de ceux qu’il ne faut pas tous «mettre dans le même panier» quand on souhaite répartir les risques au maximum ? Ou bien de ceux sur lesquels il faut marcher quand on veut agir avec défiance et circonspection ?

Peut-être est-ce ceux que les paresseux avaient au bout des bras au Moyen-âge («avoir des œufs au bout des bras» désignait alors les fainéants) ? Non. Cette expression, qui trouve son origine dans une fable de La Fontaine, veut dire qu’il faut faire attention à ne pas abuser d'une source de profits prometteurs, car elle peut se tarir définitivement.

Si tu es trop «soupe au lait», je te donne «le bouillon d’onze heures»

Passons aux aliments cuisinés. Éternelle revendication du peuple, le pain a laissé bien des traces dans la langue française, comme l’expression « long comme un jour sans pain », utilisée dès le XVIIe siècle. Au XIIIe siècle, « avoir son pain cuit » s’emploie pour signifier qu’on est à l’abri du besoin et « c’est du pain bénit », locution du XIXe siècle, signifie que quelque chose est bien mérité.

Autre plat historique, la soupe à, elle aussi, inspiré beaucoup d’expressions. Quelqu’un qui s’emporte facilement est encore aujourd’hui qualifié de « soupe au lait ». Cela vient de la très délicate recette de la soupe au lait qui pouvait déborder à tout moment. « Trempé comme une soupe » se dit d’une personne complètement mouillée.

Autrefois, la soupe était la tranche de pain qu'on trempait dans le bouillon et qui en ressortait forcément… trempée. En parlant de bouillon, connaissez-vous l’origine du « bouillon d’onze heures » ? Ce breuvage empoisonné avance d’une heure l’heure supposée de la mort, qui doit normalement arriver à minuit.

« Ne pas y aller avec le dos de la cuiller », juste « en deux coups de cuiller à pot »

En matière d’expressions culinaires, les ustensiles et récipients de cuisine ne sont pas en reste. Régler une affaire « en deux coups de cuiller à pot » (très vite) trouve son origine dans ladite cuiller à pot, sorte de grosse louche qui permettait de vider rapidement et efficacement un pot.

Cuiller encore avec le célèbre « ne pas y aller avec le dos de la cuiller », qui signifie agir sans précaution, sans modération. Cuiller toujours avec l’expression être « à ramasser à la petite cuiller » qui veut dire être complètement lessivé, en bouillie, en compote… Toujours dans le champ lexical de la table, il y la carafe. « Rester en carafe » trouve son origine dans le sens argotique du mot carafe, c'est à dire « bouche ».

A l'origine, cette expression se disait d'une personne qui restait bouche bée. Le repas touche à sa fin, voici venue l’heure de la vaisselle. Pour vous donner plus d’entrain à la tâche voici l’explication de l’expression « c'est de l'eau de vaisselle ». Autrefois utilisée pour décrire un mauvais potage, une sauce trop claire, elle désigne en argot quelque chose de peu de valeur, de mauvaise qualité. Nous espérons que ces bonnes recettes de la langue française vous raviront.

 

 

16mai/120

D’Espelette à Lanaudière: le piment de Sainte-Béatrix

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D’Espelette à Lanaudière: le piment de Sainte-Béatrix

Le piment de Sainte-Béatrix est un piment de type « espelette » cultivé à

Bon nombre de piments sont vendus sous forme de poudre. Cependant, après maintes expériences, nous avons déterminé que la texture « flocons » était davantage propice aux utilisations du piment de Sainte-Béatrix et à la dispersion du goût, tant dans les plats cuisinés que frais.

Le cultivar de ce piment, Capsicum annum L. variété Gorria, aurait été, selon les historiens, apporté en Europe depuis l'Amérique centrale par Christophe Colomb au terme de sa deuxième expédition en 1493.

Au début il est considéré comme objet de curiosité et est cultivé dans des jardins de monastères. Il est introduit dans la région d'Espelette (Pyrénées-Atlantiques) au Pays basque vers le 16e siècle et utilisé en médecine puis en cuisine, notamment comme assaisonnement et comme agent de conservation.

En effet, les viandes et les jambons étaient recouverts de ce piment pendant la période de séchage afin de mieux les conserver. On a pu trouver sa trace sur un règlement de 1745 qui prescrivait les quantités légales nécessaires pour la conservation du jambon de Bayonne. Il ne faut pas oublier que Bayonne, au 18e siècle, était aussi renommée pour ses chocolats et on croit savoir que les chocolatiers parfumaient leurs produits d'une pointe de piment d'Espelette.

Au Québec, on le cultive entre autres dans la région de Kamouraska depuis trois générations.

Ce piment se reconnaît par l'équilibre entre son piquant et son fruité. Le fait que le piquant ne prenne pas le dessus sur l'arôme en fait un piment recherché pour sa saveur.

Sur l'échelle simplifiée de Scoville, qui mesure la force des piments de 1 à 10, il obtient la note de 4 : c'est un piment chaud, relevé, mais tout en finesse. Il entre dans la composition de nombreux plats traditionnels cuisinés, notamment l'axoa (spécialité de veau haché).

Il est généralement ajouté aux plats au dernier moment de la cuisson afin que la chaleur et la cuisson n'altèrent pas son goût pour ne laisser que le piquant. Il se prête tant aux poissons qu'aux viandes, s'utilise aussi dans les salades et potages, et se marie très bien avec les fromages. Bon appétit!

On ne raconte pas l’histoire du Web québécois sans consacrer quelques paragraphes, voire un chapitre, aux Chroniques de Cybérie. Dès 1994 et jusqu’en 2003, Jean-Pierre Cloutier partageait ses découvertes et faisait une revue des actualités du Web dans ce bulletin hebdomadaire.

Jean-Pierre avait eu de bons mots pour moi alors que je faisais mes premiers pas dans le cyberprespace. À sa comparse Mychelle, je dois l’une des plus belles photos qu’on ait prises de moi à l’époque, que j’affichais d’ailleurs en Une de mon site.

On s’est un peu perdus de vue au fil des années… mais avec le Web, on est toujours à un clic d’avoir des nouvelles. J’en ai eu de bien belles, il y a quelques jours, et pas que par courriel: elles étaient présentées dans une jolie fiole:

Leur nouvelle aventure: ils se sont installés à Sainte-Béatrix, dans la région de Lanaudière, où ils cultivent un fameux piment: le Capsicum annum L. var ‘Gorria’ N’écarquillez pas les yeux, vous le connaissez sans doute déjà, mais sous un autre nom: le piment d’Espelette.

Cette appellation en est une d’origine contrôlée (AOC): si on sème une graine d’Espelette ailleurs qu’en pays Basque, le plant doit porter un autre nom. On l’appelle simplement Gorria… ou, pourquoi pas, Sainte-Béatrix, si c’est là qu’on le cultive! De fait, il n’y a pas que la génétique qui détermine la saveur d’un fruit: le terroir compte aussi pour beaucoup.

Le sol, l’ensoleillement, le vent, la température, le procédé de séchage: tout ça façonne le caractère du piment d’Espelette outre-mer… et maintenant, celui du piment de Sainte-Béatrix à Lanaudière.

Pour m’être essayée sans grand succès à la culture du piment Gorria ces dernières années (je vous parlais de mes frasques en débutant mes semis il y a quelques mois), les «Cybériens» avaient déjà toute mon admiration d’avoir osé se lancer dans une telle aventure. Et encore plus maintenant que j’ai goûté le fruit de leur labeur.

Quand j’ai voulu conserver les miens, j’ai eu recours au déshydrateur, mais je n’ai jamais réussi à bien doser le temps de séchage: je prolongeais, craignant qu’un fond d’humidité compromette la conservation… et mon piment y perdait en couleur et en saveur.

Avec le piment de Sainte-Béatrix, rien de tel. La couleur vive des flocons ajoute une touche décorative qui met en appétit… et quand on y goûte, c’est la joie! On découvre d’abord distinctement le sucré, puis le piquant caractéristique du piment, et on garde longtemps en bouche le mariage savoureux des deux.

J’ai utilisé les jolis flocons à toutes les sauces ces derniers jours: avec les tomates, sur l’omelette, en vinaigrette, en mayonnaise, dans les pâtes… j’ai déjà passé le quart de la fiole. Ma plus belle utilisation du piment jusqu’à présent: un gravlax de saumon épicé.

29 septembre 2009  Sainte-Béatrix (Lanaudière) à partir de semences certifiées biologiques. Aucun produit de synthèse, engrais ou amendement, n'a été utilisé pour sa culture. Les piments sont cueillis, tranchés en morceaux puis séchés à faible température avant d'être réduits en flocons. Les flocons de piment de Sainte-Béatrix sont vendus en ampoules de 34 ml (environ 15 grammes).

 

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